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jeudi 18 août 2011

La route du Portugal

Pendant que je suis incapable de me déplacer, je vais bien mettre un autre message.

J'étais à Montpellier, une ville que je ne réussissais pas à apprécier. Je m'étais trouvé un boulot, fallait que je me trouve une coloc, puis bon je n'avais eu le goût de m'installer finalement. Puis Raphael, mon meilleur pot, m'a dit qu'il, sur un coup de tête, qu'il allait au Portugal. J'ai fais ''j'viens te rejoindre'' Je suis parti le lendemain... à Barcelone, qui était déjà prévu dans mon itinéraire. Après trois jours à Barcelone, dont deux jours de pluie, je suis parti en stop pour le Portugal.
C'est une traversé interminable et dure moralement que j'ai vécu. On dit de l'Espagne, le pays le plus difficile pour y faire du stop. J'étais motivé pour faire 1174KM d'auto-stop, en deux jours.
Jour1, Début Juin
Je suis parti de Barcelona, le matin, pris un train pour m'amener vers l'extérieur de la ville. Une idée en tête, me rendre à Porto. À la sortie de la gare, j'ai marché aux travers d'un village, me dirigeant vers l'autoroute. J'avais déjà ma pancarte, je marchais et puis un mec m'a pris. Ça c'est de la chance! Direction Lleida. Le mec m'a même donné une carte routière de l’Europe, parlait anglais un peu en plus. Mais, pour me rendre service... parce qu'il croyait me rendre service, il m'a laissé à une station service, près d'une route national... mauvaise idée. Leçon numéro 1: les espagnols ne savent pas c'est quoi faire du stop, ils en ont jamais fais, et ils prennent jamais de stoppeurs... donc, ne pas écouter leur conseils de marde! J'ai resté ben, mais ben pogné là. À la station service, les gens avaient peur de moi ou m'envoyait chier, ils ont appelé la police aussi. Ils sont venue, mais, c'était bien claire que j'étais qu'un étranger sans danger. Ils ne m'ont même pas parlé, mais me surveillaient. J'ai pris une marche et revenue, ça me gênais de faire du stop avec des polices, et qui va prendre un pouceux à coté d'une police? Après 3h ou 4h d'attente, un mec m'a pris pour 10 minutes. Enfin. Et là ou il m'a emmené, je voyais l'autoroute. J'ai marché plus de 30 minutes. Et un couple m'a pris. Des vieux retraités super sympa. On avait du mal a communiquer par contre, mon espagnol n'est pas très aiguisé. Mais je crois qu'ils me trouvaient débile de vouloir aller jusqu'au Portugal. Ils m'ont arrêté à Miranda de Ebro, ça doit être un trou ça. J'ai quand même fait 350km avec eux. C'est drôle, quand j'ai débarqué de l'auto, il avait 5-6 policiers, qui assistait à la scène. Un mec qui descend avec son sac, sa pancarte, des salutations sincère du vieux bonhomme avec même une accolade, parce que le vieux était mal de me laisser filer et avait peur pour moi je crois. Même pas installé au péage, les policiers viennent me voir. Bon, j'ai pas trop le droit, mets toi ici, non là-bas, pas trop proche de nous... Bon, j'avais quand même le respect des policiers, qui, ayant assisté à la scène, avaient bien vu que j'étais juste un jeune voyageur. Après 30 minutes d'attente, un flic est venu et m'a dit de venir avec lui. Je comprenais pas trop, mais j'ai dit ok, on est quand même pas au Mexique là.
Ils m'ont amené à l'autre entré de péage plus loin, qui était plus achalandé. Ben gros merci la police!
J'ai resté là une heure et un jeune camionneur m'a pris. Direction Burgos. Il était 9h30, j'y ai dit que j'avais pas trop d'endroit ou dormir, mais n'osait pas m'inviter chez lui. Tant pis. Je suis sorti du camion, et un temps menaçant s'annonçait. Fallait que je me trouve un toit. Sous les viaducs, c'était presqu'impossible, en plus je risquais de me faire voire, et avec le bruit, bye le sommeil. Je voyais au loin une petite cabane, c'était genre un vieux poste de contrôle de la forêt ou de quoi du genre. Un beau toit d'au moins deux mètres de large, six de long. Et aussitôt arrivé là, la pluie tomba. J'ai fait le saut et commençais à angoisser! Au moins une vingtaine de chauves-souris sont venue me rejoindre pour s'abriter! Calice. Elles ne s'arrêtaient pas de crier, sûrement parce qu'elles avaient faim. J'ai pas trop dormi finalement, ha pis il faisait frette en plus.
Jour2
À 5h du matin, j'étais déjà en train de stopper. Vers 6h, un mec m'a pris, pour genre 20 minutes, mais sur la route , il m'a offert un café, ça partait bien ma journée.
 Après, voilà, du 30 minutes d'attente, 15 minutes de truck, c'était que ça. Vers 15h pm, j'étais déjà à l'entrer du Portugal. Un des pires monsieur que j'ai côtoyé m'a pris. Pour genre 25km, mais au moins, on passait la frontière, enfin j'étais au Portugal. Rendu là, j'étais dans un trou! Aucun moyen de sortir de là, sauf par l'autoroute. Je sais que je n'avais pas le droit, mais, j'ai tenté. Après une heure de marche, sous le soleil, le sac à dos et le ventre vide, les policiers ont intervenu. On a longuement dicsuté, un des trois parlait français, une chance. Bla bla bla j'ai pas le droit je sais nanana, du Canada na na... ils m'ont embarqué et emmené à la gare de train.
C'était soit ça, ou un ticket de 50 euros. Finalement, j'ai pris le train pour 11 euros! Je me rendais donc à Porto, là j'avais presque atteint mon but. J'avais pas trop de nouvelles de Raphael et les filles, Marie-Ève et Camille. Enfin arrivé à Porto, j'ai pu lire sur mon iPod Touch qu'ils seraient dans un hostel du centre-ville, vers 9H pm. Il était 8h alors, j'avais tellement tellement hâte de revoir mon pot et les filles aussi, j'étais posté devant l'hostel, les larmes aux yeux. Pendant mon attente, Raph a soudainement sorti sa tête de la fenêtre et dit << Haye Nic!>> J'ai fondu en larmes, j'avais tellement hâte de brosser avec lui!


Nicolas

lundi 8 août 2011

Le Pays-Basques!


Bon aller! Sur la route des Basques.
Jour 1, 29 Juillet 2011
Je partais de Toulouse, alors, vous savez, lorsqu'on fait de l'auto-stop, les plus difficile c'est de sortir de la ville. Donc, pour commencer, j'étais déjà sur le mauvais côté de l'autoroute! Un couple de vignerons m'ont alors pris à une station d'essence, ils m'ont convaincue de faire les fêtes de Bayonne. Ils étaient artisans vignoble, donc, pas de boulot pour moi. Arrivé là à Bayonnes, j'ai fait la fête avec des Marseillais drôlement généreux, whisky-cola, et peanuts. Vous savez comment je m'y prend pour rencontrer des gens? Même moi je sais pas, j'arrive et je dis ''aye salut'' pis la avec mon gros sac pis ma guitare, il est évident que je viens pas de la place. Alors, pour passer la soirée, j'ai mis mon stock dans leurs voitures... Alright, léger comme une plume, j'tallé me packté! En allant pisser, j'ai rencontré des amis de mon âge, de l'endroit en plus. Des discussions sur les Basques, des extasies et de la coke. Mais moi, je préférais prendre de l'alcool ceci dit. Internet, c'est un lieu public, on ne peut pas dire n'importe quoi, surtout si je met mon vrai nom. Finalement je me suis bourré et planté ma tente à 6h du matin.
Jour 2
J'étais tellement magané, je voulais juste décrisser de Bayonne. J'ai été à San Sebastian dormir sur la plage. C'est seulement qu'à 40 minutes de Bayonnes, mais ça ma pris au moins 3 heures m'y rendre. Ceci dit, San Sebastian, c'est une magnifique ville, avec sa plage, sa chaleur et sa rivière qui passe au centre-ville. Une petite ville sympathique. J'ai pu trouver à dormir sur une montagne, à 45 minutes à pied du centre. Arrivé là haut, des sans-abris algériens squattaient la place. On a ressemblé notre bouffe et fini par avoir un dîner pas pire. Leurs bouffes venaient des poubelles de supermarchés. Mais c'était pas mauvais quand même! Des drôles de discutions aussi pour alimenter la soirée.
Jour 3
Le lendemain, j'ai rencontré sept Italiens. Ils partaient faire une randonné dans les sentiers de compostel. Je les ai suivi. Sage décision, quel paysages j'y ai vu! J'ai forcé mais eu bien du plaisir. Faut aussi dire qu'ils étais bien sympa et nous sommes maintenant amis. Ça compte 17 kilomètres à pied en fait, de San Sebastian jusqu'à Orio. Quelques photos sur Facebook.
Jour 4
Départ le matin d'Orio, pour aller à Zarauts, 3km. On croyait y faire du surf, mais par manque de chances, il n'y avait pas asser de vagues, donc pas de surf, mais la plage quand même! Le soir, nous prenâmes le train pour se rendre à Mundaka. Vraiment un beau village, la mer et les vallées. C'est réputé pour être un des meilleurs endroit d'europe pour faire du surf.
Jour 5
Pas de chances non plus, pas de vagues et une température de merde à l'horizon. Eux, ils voulaient marché encore un autre dix kilomètres. Moi j'en avais assez, et je commençais à ressentir de la fatigue musculaire. Qui est devenu un bon rhume musculaire. Donc, on s'est séparé. J'ai pris le train et allé a Bilbao. Arrivé là vers 2h pm, je tournais en rond et vu des backpackers, aye salut! Trois allemands aussi sympathiques et ouvert d'esprit. J'ai passé la journée avec eux. Ils m'ont fait prendre mon passeport du chemin del Norte, qui va me servir absolument à rien finalement. Pour dormir, nous avions décidé de prendre un bus et de sortir de la ville. Arrivé là, c'était pratiquement de la science fiction. Une horreur lamentable. Je veux même pas me rappeler le nom de criss de village de pas de couilles là. C'était, sur le coté nord de la ville, un port pétrolier, une raffinerie de pétrole, avec pleins de lumières, c'était plus gros que trois villages. On y était le soir, c'était spectaculairement dégueulasse. J'avais pu de piles pour prendre ça en photo, mais tant mieux. On a marché deux ou trois kilomètres, sur la route qui séparait la raffinerie du village. Avec ma grippe en plus, j'étais écoeuré. Finalement on s'est pogné un trou ou mettre nos tentes.
Jour 6
Je feelais tellement pas, j'ai décidé de revenir à Toulouse. J'ai pris la route en stop. L'autoroute n'était pas tellement loin de notre spot, genre 30 minutes. Mais en Espagne, le stop, c'est difficile. On attend 1h ou 2, parfois pour avoir un lift de 30 kilomètres. Finalement, j'étais rendu à Tarbes vers 20h. Mauvaise surprise, descendue de la voiture, j'ai vu deux filles qui faisaient du stop aussi. Ça faisait 2 heures qu'elles entendaient, deux meufs, ça attend pas 2 heures en France, c'était juste un mauvais spot. J'ai décidé de changer de plan après 15 minutes. J'ai pris une feuille et écris ''Sortez-moi d'ici SVP''. Un couple se sont arrêté après 5 minutes. J'ai accepté de retourner à Pau, pour mieux avancer ensuite. Après discussions sympathiques, ils m'ont invités à voir Yaël Naïm en concert à Pau, et dormir chez eux après. Wow, ça c'est de la chance. Mon tripe Basques se termine ainsi, un concert bien et des gens simplement généreux.
Jour 7
Retour à Toulouse, Charlotte la copine de Ian, le couple qui m'ont pris la veille, m'a emmené à l'autoroute. J'ai écris ''Toulouse'' sur ma carte, en acceptant le fait que j'allais attendre une heure parce que c'est loin. Puis justement après une heure, un policier hors services m'a pris. Quels incroyables histoires j'ai pu entendre en revenant, des histoires de drogues, viols, vols et de violences des banlieues de Paris, où il était affecté.

Voilà!

Nicolas